Justice pour Roland Veuillet

Mépris général du gouvernement à Roland Veuillet et à nous tous !

vendredi 16 février 2007

Roland Veuillet s’est exprimé devant la presse ce midi. Une délégation a ensuite été reçue à la préfecture qui n’a pas daigné répondre à aucune des questions. Le ministre de l’Éducation Nationale continue de faire le mort : ne serait-ce pas lui qui est atteint par la folie ? Sachant que Roland en est à 55 jours de grève de la faim, cela devient très grave !

Roland Veuillet dans le noir

Le ton reste assuré et la parole contient toujours la même fermeté qu’on a pu entendre à l’audience du tribunal administratif au mois d’octobre ou aux premiers jours de la grève de la faim fin décembre. Roland a bien la tête sur les épaules. Lentement et calmement, loin de la folie que voulait bien lui prêter le préfet qui avait ordonné son internement d’office mercredi, il a récapitulé son histoire (Affaire Roland Veuillet).

Mais le corps lui se dégrade. Attablé devant les journalistes dans le local de Sud Éducation à midi ce vendredi 16 février, Roland Veuillet a rapporté les propos d’un médecin : « Je ne suis plus dans le rouge, je suis dans le noir. Le corps ne suit plus ».

Les entretiens entre les organisations syndicales et le ministère ces derniers jours n’ont rien donné, si ce n’est la désignation bidon d’un nouveau médiateur, comme lors de sa première grève de la faim en 2003. Mais le ministre reste sourd : il n’y aura pas d’enquête administrative. Il reste sourd et se défile. Il devait donner des nouvelles hier à 20 heures. A 15 heures aujourd’hui, aucun contact n’avait été noué. Le ministre de l’Éducation Nationale (la figure de de Robien ne doit pas faire oublier que c’est la fonction qu’on attaque ici, pas seulement l’homme qui l’occupe. Je n’oublie pas qu’en 2003 au moment de la suspension de Roland Veuillet, le poste était occupé par le « philosophe » (rires) Luc Ferry auquel a succédé François Fillon) se défile et joue avec le feu.

Du côté des syndicats, une question :
Comment se fait-il que si soucieux de la protection des salariés et de leurs adhérents, du droit de grève et de son application, ils n’ont pas appelé à la grève, à des manifestations ? Plus que le cas personnel de Roland Veuillet, c’est le droit de grève qui est attaqué, et le militantisme politique (le cas récent des trois étudiants arrêtés début février sur le campus de Bron où on a sorti un dossier de 250 pages sur les activités politiques des militants prouve qu’il y a une volonté politique de casser l’activité militante), se mobiliser pour Roland Veuillet, c’est protéger le sort de tous ceux et celles qui se battent quotidiennement pour informer et faire respecter le droit et la justice. Nous ne voulons pas d’un martyr, ni de croix à porter, nous voulons la justice et la liberté !

En début d’après-midi, une délégation a été reçue à la préfecture par un sous-préfet pendant qu’une soixantaine de personnes étaient réunies devant la préfecture derrière une banderole (Roland Veuillet 55 jours de grève de la faim. Robien assassin ?)

Aucunes réponses n’ont été données aux questions de la délégation qui est ressortie sans savoir quelle responsabilité avait le préfet dans cette sale histoire d’internement psychiatrique d’un militant syndicaliste. La transparence et l’information ne semble pas de mise dans cette affaire comme cela devrait être le cas dans un pays qui se proclame être une république et une démocratie, mais qui agit comme le dernier des pays totalitaires.

C’est grave ! Vous moquez vous de nous ?

Battiste Fanesi

Nous exigeons d’urgence que le ministre de l’éducation retire les sanctions contre Roland Veuillet, pour qu’il arrête a grève de la faim avant qu’il ne soit trop tard !

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