Justice pour Roland Veuillet

Ils courent pour leur collègue

jeudi 25 janvier 2007

Un CPE en grève de la faim depuis un mois

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par Sandrine Marchand

Pour soutenir leur collègue nîmois, les enseignants haut et bas-Alpins ont scouru autour de l’Inspection académique des Hautes-Alpes, à Gap.

Si vous êtes passés sur l’avenue d’Embrun, hier après-midi, vous avez pu voir plusieurs personnes courir autour de l’Inspection académique. Ce sont des enseignants. Ils marquaient leur soutien à un collègue nîmois, qu’ils estiment injustement sanctionné.

Muté à 300 km de sa famille

C’était en 2003, Roland Veuillet, conseiller principal d’éducation, avait été muté à Lyon, à 300 kilomètres de sa famille.

La raison ? Pendant la grève, sa hierarchie lui avait demandé de remplacer les surveillants grévistes par des élèves majeurs. Il avait refusé, sachant que c’était illégal. D’ailleurs depuis, le conseil supérieur de la fonction publique lui a donné raison et a ordonné l’annulation de toute forme de sanctionà son encontre ? Idem du côté de commissaire du gouvernement. En revanche, la cour administrative de Lyon a confirmé la sanction. Du coup, le ministère de l’Éducation nationale refuse de l’annuler.

Il veut réintégrer son poste

En 2005, Roland Veuillet a entamé une première grève de la faim qui a duré deux mois, puis une seconde depuis le 24 décembre dernier.

Avec le soutien des syndicats enseignants, qui accusent sa hiérarchie, il demande la mise en place d’une enquête administrative et le réexamen de son dossier par une commission paritaire nationale. Et, d’ici là, la réintégration de son poste, à Nîmes.

En grève dans son camping-car

En attendant, il entre dans son deuxième mois de grève de la faim. Il est installé dans un camping-car devant le tribunal administratif de Lyon. Hier, pendant qu’il donnait une conférence de presse, les enseignants se sont mobilisés un peu partout en France.

À Gap, des enseignants d’Embrun et de Barcelonnette ont couru autour de l’Inspection, relayés dans l’après midi par d’autres collègues. « Nous reviendrons la semaine prochaine s’il le faut » prévient Sylvain Mabille, professeur de philosophie au lycée d’Embrun. Le froid, visiblement, ne les a pas dissuadés d’afficherleur solidarité.

mis en ligne par Gilles Frapper

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