Justice pour Roland Veuillet

Aschieri mouille le maillot pour Roland

lundi 29 janvier 2007

Gérard Aschieri, responsable nationale de la FSU (première fédération syndicale de l’Éducation Nationale) a clairement et fortement pris position pour l’annulation immédiate de la sanction frappant Roland, lors du discours d’ouverture du congrès de son organisation, le 29 janvier à Marseille.

« C’est avec une Europe des droits sociaux et de la paix qu’il doit être possible de peser à la fois contre la mondialisation néo libérale et contre les logiques de guerre qui prévalent aujourd’hui.

Cette évocation, pourtant incomplète des enjeux auquel nous sommes confrontés ne peut que nous conduire à nous interroger sur le syndicalisme. On peut avoir le sentiment que dans la fonction publique, en France, il n’est ni difficile ni périlleux de s’engager et de militer. Pourtant régulièrement des événements viennent nous rappeler qu’il n’en est rien, que la menace de sanctions peut devenir une réalité, que le pénal peut être invoqué pour empêcher et réprimer la contestation.

De nombreux lycéens et étudiants en lutte contre la Loi Fillon ou le CPE en en fait l’expérience. Aujourd’hui un CPE, Roland Veuillet est depuis plus d’un mois en grève de la faim pour obtenir la levée d’une sanction qui l’a frappé pour son activité syndicale en 2003 ; depuis la sanction il a multiplié les actions sans jamais obtenir satisfaction ; et pourtant la commission du recours du CSFP a donné un avis concluant à la levée de la sanction ; les ministres se sont succédés, Roland Veuillet est toujours sanctionné.

Je suis encore récemment intervenu auprès de Gilles De Robien, sa réponse a été simplement de dire que le DRH de son académie le recevra. Je propose que le congrès dès aujourd’hui s’exprime pour exiger la levée de la sanction conformément à l’avis du CSFP qui, si Veuillet était dans la territoriale, serait d’application directe.

De même nous avons dans la salle, parmi les camarades qui participent à l’organisation du congrès Florimond Guimard, militant du SNUIPP, qui pour son rôle dans RESF, pour avoir dans le cadre d’une action collective, tenté d’empêcher une inique expulsion, s’est vu mettre en garde a vue et mis en examen. La venue de Richard Moyon jeudi sera l’occasion de rappeler notre plein engagement dans la lutte contre les expulsions d’élèves, de jeunes et de leurs familles mais s’agissant de Florimond nous devons lui dire toute notre solidarité et notre exigence de voir les poursuites abandonnées. »

mis en ligne par Antoine

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