Justice pour Roland Veuillet

Intox du ministère. Non, l’affaire Veuillet n’est pas réglée, ni même débloquée.

mercredi 14 février 2007

Communiqué de la fédération des syndicats SUD éducation

A la suite d’un nouveau communiqué publié hier soir par le Ministère de l’Éducation nationale, la presse annonce qu’une « solution » est enfin trouvée à l’affaire Veuillet.

Par ce procédé scandaleux, le Ministère tente de se décharger de la responsabilité de ce qui va arriver à Roland Veuillet dans les heures qui viennent (état de santé alarmant au 53e jour de grève de la faim), et de répondre par avance aux questions orales que les députés PC et PS vont poser ce jour au gouvernement à ce sujet.

Hier matin, aucune proposition concrète n’a été présentée à la délégation de l’intersyndicale reçue à onze heures par Gilles de Robien, délégation d’ailleurs incomplète : la CNT et le SNCA e.i.L. n’ont pas pu être reçus.

Dans l’après-midi, le conseiller social du ministre a proposé à certains membres de la délégation de rencontrer rapidement le médiateur de l’Éducation nationale. Les autres membres de l’intersyndicale ont été tenus à l’écart de cette proposition unilatérale, notamment SUD éducation, le syndicat de Roland Veuillet.

SUD éducation
- dénonce la manœuvre visant à contourner l’intersyndicale et le syndicat de Roland,
- s’indigne que le ministère ait l’indécence de ressortir, exactement la même proposition deux ans et demi après la première grève de la faim de Roland. Cette proposition, qui se révéla être une véritable escroquerie intellectuelle, avait conduit l’intersyndicale à demander à Roland Veuillet d’arrêter sa grève.

SUD éducation est scandalisée par cette annonce qui fait suite à un attentisme de 52 jours, et aux tentatives toutes récentes d’obtenir, de l’établissement où exerce Roland, un rapport d’abandon de poste, en vue d’une radiation !

C’est sans doute ce que le Ministre appellerait une « gestion humanitaire » de la situation de M. Veuillet …

Il y a urgence : l’état de santé de Roland Veuillet se dégrade très vite et maintenant chaque heure compte.

Par cette manœuvre de dernière minute, Gilles de Robien porte d’ores et déjà l’entière responsabilité des conséquences irréversibles sur la santé de Roland.

Gilles de Robien et le Premier Ministre ont le pouvoir de débloquer immédiatement la situation en ordonnant l’annulation de la sanction, selon l’avis rendu par la commission de recours du Conseil Supérieur de la Fonction Publique.

Aucune autre solution n’est possible pour rendre son honneur à Roland Veuillet, et ainsi lui sauver la vie.

Saint-Denis, le 14 février 2007

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