Justice pour Roland Veuillet

La mutation d’un conseiller d’éducation en grève de la faim sera « examinée »

mercredi 7 février 2007

La « demande de mutation » de Roland Veuillet,
conseiller principal d’éducation (CPE) à Lyon en grève de la faim depuis 46
jours pour faire annuler une sanction, « pourra être examinée avec une
particulière attention », a déclaré mercredi le ministère de l’Éducation.

« Une délégation intersyndicale a été reçue au ministère pour évoquer la
situation et les revendications de Roland Veuillet, conseiller principal
d’éducation, qui a entamé une grève de la faim depuis le 24 décembre 2006 », a
précisé le ministère dans un communiqué.

Les « représentants du ministre ont été très attentifs aux informations
concernant l’état de santé de Monsieur Veuillet, qui suscite une préoccupation
partagée. Ils ont rappelé que ce fonctionnaire bénéficiait de tous les droits
et garanties statutaires qui s’attachent à son statut d’agent de l’État », selon
le même texte.

Le ministère précise que « la sanction administrative prise à l’encontre de
Roland Veuillet en 2003 a été confirmée deux fois, en 2004 et en 2006, par le
juge administratif. Le choix de Monsieur Veuillet de refuser, encore
aujourd’hui, cette sanction, le place désormais en situation d’abandon de
poste ».

Mais « quatre ans après les faits, la demande de mutation de M. Veuillet dans
l’académie de Montpellier pourra toutefois être examinée avec une particulière
attention », a précisé le ministère.

De son côté, Laurence Pennequin, membre de la délégation de Sud éducation
s’est déclarée « indignée » après l’entretien au ministère : « On a été reçus par
une sous-directrice de la gestion des carrières qui n’a aucun pouvoir. Roland
Veuillet ne se bat pas pour être muté, mais pour faire annuler sa sanction ! »

M. Veuillet, 49 ans, alors CPE dans un lycée de Nîmes, avait été suspendu
puis muté à Lyon à la rentrée 2003 pour avoir, « lors d’une grève des maîtres
d’internat » en janvier 2003, « pris l’intiative de libérer » de leur obligation
de présence « trois maîtres au pair (...) et une de ses collègues stagiaires ».

phi/ed/nd

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