Justice pour Roland Veuillet

Répression anti-syndicale

dimanche 25 décembre 2005

Il ne faut pas se résigner

par Jean Pierre Ramine.

Déclaration de Roland Veuillet après son arrivée en courant devant le Rectorat de Bordeaux, le 25 décembre 2005 à 18h45.

« ... J’ai eu droit à une sanction... Quelque chose de très brutal, une suspension de 4 mois comme si j’avais fait quelque chose de très grave, comme si j’avais créé des incidents. Je suis passé en conseil de discipline. (...) il n’en est rien sorti puisque je n’ai eu aucune sanction. Ça n’a pas empêché M. Marois, le Recteur, de prononcer une sanction très lourde puisque j’ai été muté à 300 km de chez moi. (...) Je suis toujours à Lyon, maintenant, ça fait deux ans. Je tenais à venir voir M. Marois, simplement pour rappeler que c’est quelqu’un qui n’est pas anodin, qui est très innovant dans ses méthodes de gestion. Il vient d’arriver à Bordeaux et je crois que c’est quelqu’un dont il faut que tout le monde se méfie. Et le fait de venir le voir, c’est aussi une façon d’alerter tout le monde sur le fait qu’il y a quelqu’un de très dangereux qui arrive sur l’académie de Bordeaux. (...)

« La force des sanctions, c’est de mettre une sanction et puis après de considérer que c’est quelque chose de normal. Mais c’est vrai qu’après il y a un phénomène de retour à la normale. Et c’est vrai que le fait de le refuser, c’est important, parce que je ne sais pas si la sanction qui me frappe j’arriverai à la faire supprimer ; mais c’est important qu’on voit très nettement qu’ils ont mis des sanctions pour... Certainement... C’était un essai et c’est peut-être quelque chose qui va se généraliser par la suite. Ce type de sanction sans appel sur des motifs complètement bidons... Si celle-ci passe, elle passe, mais au moins que s’il y a d’autres sanctions qui arrivent, que les gens sachent qu’il ne faut pas les accepter, dès le départ, il ne faut pas se résigner. Et il faut la refuser. Même si c’est une petite voix qui dit non à un moment donné face à une grosse machine, parce qu’on est un peu dans ce cadre là.

« Et c’est vrai que dans la période actuelle, après le mouvement de 2003 qui s’est effondré comme tout le monde le sait au mois de juin, il est difficile de mobiliser contre la répression syndicale et c’est d’ailleurs leur force. C’est pour ça qu’ils maintiennent la sanction. (...)

« Faire une course comme ça, pour moi aussi, ça me surprend. Faire 1000 km en courant, c’est pas anodin et ça sensibilise la presse qui se dit que, bon, si ce gars-là il continue à faire ça, c’est qu’il y a quelque chose qui n’est pas normal. Dans une période où il n’y a pas de grande mobilisation, c’est vrai que c’est important de montrer des résistances, de refuser la résignation. »

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