Justice pour Roland Veuillet

Roland Veuillet méprisé par le gouvernement mais soutenu

dimanche 4 février 2007

Ce samedi 3 février, c’est le 42e jour de grève de la faim. Le comité de soutien a diffusé des tracts, très bien accueillis d’ailleurs, et fait signer la pétition devant l’opéra. Affaibli, Roland Veuillet est resté dans son camion devant le tribunal administratif de Lyon.

Par Battiste Fanesi

Le prochain rendez-vous est fixé mercredi à 19h au local de Sud Education 10, rue du gazomètre Lyon 3e.

La manifestation « fonction publique » prévue jeudi 8 février à 12h30 sera prolongée et se rendra au tribunal administratif pour soutenir Roland Veuillet.

« Je demande la réouverture de mon dossier et l’ouverture d’une enquête. »

Les joues sont creusées, la voix un peu affaiblie par 42 jours de grève de la faim, mais le ton reste ferme. Roland Veuillet tient bon la barre.

Du côté du ministère, une réponse est intervenue la semaine dernière, laconique et méprisante. Dans une lettre adressée à Gérard Aschieri, Gilles De Robien déclare : « Il ne m’est pas possible de revenir sur une décision disciplinaire (mutation d’office) prise de bon droit ». De bon droit ? Il paraît curieux d’accoler un tel adjectif à ce concept. Que serait un droit qui ne soit pas bon ? Qui ne soit pas juste ? De bon droit ? Suspendre et muter un CPE parce qu’il a refusé d’appliquer un ordre illégal mettant en danger la sécurité des élèves est de bon droit. Sanctionner un militant syndical sur la base de ces activités syndicales (la grande majorité du dossier d’accusation de Roland est constitué de tracts et autres documents syndicaux !) est de bon droit. La mauvaise foi dont fait preuve Robien prouve – s’il en était besoin – que la figure du salaud chère à Sartre n’est pas morte.

Le mépris généralisé qu’affiche le gouvernement à l’égard des mouvements sociaux semble s’accuentuer. « Vous foutez vous de nous ? Vous ne vous en fouterez pas longtemps. » écrivait Vaneigem. Souhaitons que ça ne dure pas trop longtemps.

Roland Veuillet approche des quarante-cinq jours de grève de la faim, période délicate et dangereuse.

Son combat est juste.

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