Justice pour Roland Veuillet

La sanction qui frappe Roland a été prise « à bon droit » selon le Ministre

vendredi 2 février 2007

Comme toutes les décisions prises par les tenants des pouvoirs lorsqu’il
s’agit de briser qui ose l’ouvrir.

Sans doute certains vont dire que je mélange. Et pourtant :

C’est « à bon droit » que Josiane a été révoquée. La mégère avait intentée
une procédure pour harcèlement contre son chef d’établissement.

C"est « à bon droit » que Nicole, la petite quarantaine, a été mise en
invalidité. Elle aussi se plaignait de l’attitude de son chef
d’établissement. Grand bâtisseur et créateur de « PLP 3 »

C’est « à bon droit » que Myriam Masse, infirmière scolaire, a été condamnée
pour dénonciation calomnieuse. Le drame c’est que 5 ans plus tard la
vérité (pas la vérité judiciaire qui a condamné Myriam) est ressortie. 5
ans de viols supplémentaires pour des jeunes filles.

C’est « à bon droit » que le mari de Valérie, contractuel greta, n’a plus eu
de contrat dès que son épouse a eu déposé plainte contre son proviseur.
Celui-ci, qui s’est « allongé » sur une élève en difficulté a fini
tranquille sa carrière dans un bureau feutré du rectorat.

C’est « à bon droit » qu’à force d’entendre sa hiérarchie justifier ce
qu’elle avait subie, cette enseignante de Beauvais a mis fin à ses jours.

C’est « à bon droit » qu’après avoir envoyé au moins deux personnes en arrêt
de maladie pour au moins un an chacune ce chef d’établissement vient
d’obtenir une promotion. Curieusement ce chef d’établissement n’a même pas
été suspendu alors qu’il était mis en examen dans une procédure pénale.

C’est « à bon droit » qu’Erwan a été suspendu et est menacé de sanctions.

C’est « à bon droit » qu’aux Nonettes on ne reconduit pas le contrat d’un
militant CNT

C’est « à bon droit » que l’ordonnateur et le gestionnaire de cet
établissement du Rhône mis quasiment en cessation de paiement ont
nullement été inquiétés.

C’est « à bon droit » que le proviseur d’un lycée d’Auvergne se versait des
primes pour le GRETA alors que celui-ci était en déficit comptable.

C’est au nom de ce même « bon droit » que Roland est maintenu en déportation à Lyon sous le coup d’une sanction injuste, injustifiée, injustifiable.

Défendre et soutenir Roland c’est défendre la dignité des personnels au
travail, c’est défendre le droit syndical, c’est défendre les valeurs de
notre pays, valeurs tant citées mains tant trahies.

Francis Mauchauffée.

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