Justice pour Roland Veuillet

Grève de la faim : 42e jour

samedi 3 février 2007

Roland nous écrit.

Du coté de Robien, toujours rien ! « allez voir le DRH du Rhône » a-t-il le cynisme de répondre. La grève de la faim continue !

Des initiatives un peu partout en France : hier, aujourd’hui , demain.

1) Dans les jours précédents, de nombreuses initiatives d’actions ont eu lieux un peu partout en France :
- des distributions de tracts dans tous les établissements scolaires de la ville, avec affichage sur les panneaux syndicaux de la pétition avec la référence du site http://roland-veuillet.ouvaton.org/ (qui donne les informations au jour le jour) ;
- des présences militantes, sur des lieux de grands passages, avec hommes-femmes sandwich, pour distributions de tracts, signature de pétitions ;
- des rassemblements devant des lieux symboliques (IA, rectorats préfectures). Avec sittings, meetings, manifs, Arbitrairathons, et sandwichs.

2) Aujourd’hui, dans de nombreuses villes sont prévus des regroupements. (À Lyon devant l’Hotel de Ville, côté Opéra, à 14 h)

3) Dans les jours qui viennent, distributions de tracts d’informations dans tous les établissements scolaires, prises de contacts avec les collègues d’autres établissements :
- mercredi 7 février, rassemblements dans la plupart des départements devant les Inspections Académiques et Rectorats. Mais aussi préparations d’initiatives spécifiques pour les manifs du lendemain, pour que le thème de la répression anti-syndicales apparaisse clairement.

- jeudi 8 février, présence visible dans les manifs, pour sensibiliser tous les participants. (À Lyon, à la fin de manif devant la préfecture, un cortège sera organisé pour se rendre devant le Tribunal Administratif, lieu de la grève de la faim).

Gérard ASCHERI, Secrétaire Général de la FSU est intervenu auprès de Robien, qui lui a répondu par une fin de non recevoir, plus que désobligeante. Le responsable syndical s’en est indigné dans le congrès national de la FSU, et s’est adressé à Villepin. Réponse dans quelques jours.


Prendre contact avec les parlementaires de chaque département :

Questions écrites à l’Assemblée Nationale,

Le syndicat SUD-éducation a pris contact avec les groupes parlementaires de gauche, au sujet de ce cas de répression anti-syndical, afin d’être reçu à l’assemblée.

SUD-éducation a souligné les trois points suivants :
- Le gouvernement a sanctionné un élu syndical pour s’être opposé à un ordre illégal et manifestement dangereux (entrave au droit de grève) ; sanctionné pour ses interventions en tant qu’élu (entrave au droit syndical) ;
- dans la Fonction Publique, il n’existe aucune mesure de protection des élus syndicaux, ce qui permet l’arbitraire le plus scandaleux : transformer un acte de répression anti-syndical en une faute professionnelle. Ainsi, faire grève, intervenir en tant qu’élu , c’est « créer des dysfonctionnement ». Faire respecter le droit de grève devient : « mettre en danger la sécurité des élèves » ;
- dans la Fonction Publique il n’existe aucun recours véritable contre l’Arbitraire : les Commissions Paritaires sont consultatives, le Conseil Supérieur de la Fonction Publique voit ses Avis rejetés, les Tribunaux Administratifs ne jugent pas sur le fond, mais sur la forme… Un cercle vicieux qui permet de véritables abus de pouvoir.

L’objectif de cette démarche étant qu’un ou plusieurs députés interviennent à ce sujet, au parlement, lors des questions orales, et écrites au gouvernement.

mis en ligne par Gilles Frapper

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