Justice pour Roland Veuillet

Demande d’audience urgente auprès du Premier Ministre

vendredi 2 février 2007

Objet : demande d’audience urgente, 41 jours de grève de la faim d’un syndicaliste de l’Éducation nationale,

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Demande d’audience urgente auprès du Premier Ministre

à
Monsieur Dominique de Villepin,
Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,

Nous vous alertons sur la situation de Roland Veuillet, syndicaliste en grève de la faim à Lyon depuis le 24 décembre, pour obtenir l’annulation de la sanction antisyndicale qui l’a injustement frappé en 2003.

Notre camarade, Conseiller Principal d’Éducation et syndicaliste, est toujours « puni » pour s’être opposé, en janvier 2003, au remplacement des surveillants grévistes par de grands élèves. La direction de l’établissement cherchait depuis longtemps à se débarrasser de lui car il dénonçait, en tant qu’élu au Conseil d’Administration, l’intrusion du MEDEF dans la gestion des affaires de l’établissement, via une Plate Forme Technologique irrégulièrement votée en CA. Roland VEUILLET a ainsi été la victime de collusions malsaines et illégales qui concernent autant le chef de son établissement, le recteur de l’académie et son administration, que les ministres successifs et leur immuable bureaucratie de haut rang.

Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique a estimé, en janvier 2005, que la sanction était injustifiée ; Récemment la Cour Administrative d’Appel de Lyon a rejeté son dernier recours : la Cour n’a jugé que sur la forme, sans répondre aux moyens soulevés tant par la défense que par le commissaire du gouvernement. Rien n’a changé.

Roland VEUILLET, qui avait déjà observé une grève de la faim en 2004, en a donc entamé une seconde, plus déterminé que jamais.

L’omerta de l’Éducation nationale pèse sur cette affaire.

Roland VEUILLET est un fonctionnaire de la République, intègre, et qui exerce son métier avec le sens de l’intérêt général et de celui des élèves dont il a la responsabilité : il n’a jamais manqué à la loi.

Cette affaire démontre l’impossibilité, pour un représentant syndical de la Fonction Publique d’Etat, de faire valoir ses droits lorsqu’il est injustement attaqué dans ses activités militantes : commissions paritaires et Conseil Supérieur de la Fonction Publique n’émettent que des avis consultatifs, tandis que la justice administrative refuse d’examiner le fond, se contentant d’examiner la légalité des écrits, et non la véracité de leurs contenus.

Pour notre fédération, seule une solution politique pourra débloquer cette situation en passe de devenir dramatique.
Vous avez le pouvoir, Monsieur le Premier Ministre, d’ordonner l’application de la recommandation émise par la commission de recours du Conseil Supérieur de la Fonction Publique, en annulant la sanction, comme l’exigent les syndicats FSU, Solidaires, Snetta-CPE E.i.L, SUD éducation, CNT-FTE, FERC-CGT, SNCA e.i.L.

Nous souhaitons donc vous rencontrer rapidement pour vous exposer le dossier.

Dans l’attente d’une réponse rapide, vu cette urgence qui devient vitale, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à notre dévouement au service public d’éducation, et de recevoir nos salutations très respectueuses.

Laurence Pennequin, ( 06 72 01 97 77)
Co-secrétaire générale, Fédération des syndicats SUD éducation

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