Justice pour Roland Veuillet

Compte rendu d’audience

jeudi 30 septembre 2004

Mardi 29 septembre, dans l’après-midi, M. D. SABINE, interlocuteur du ministère que l’intersyndicale avait rencontré à deux reprises (les 8 septembre et 21 septembre) au sujet de Roland VEUILLET, m’a appelée sur mon portable pour me demander d’être présente le lendemain matin à 10 h 30 à Paris, pour une « audience ouverte par M. DUWOYE », directeur de la DPE.

Le jeudi 30 septembre, la même intersyndicale que celle du 21 septembre était donc reçue rue de Chateaudun, dans les locaux de la DPE : CNT-FTE, FERC-CGT, SNES/FSU, Snetaa-eiL, SN-FOLC, SUD éducation. Roland VEUILLET était présent également, à la surprise manifeste des représentants du ministère.

L’aréopage qui nous accueillait était composé de :
- P.Y. DUWOYE, directeur de la DPE ;
- son adjoint direct ;
- deux responsables des services juridiques et contentieux du ministère ;
- M. D. SABINE, précédant interlocuteur de l’intersyndicale ;
- M. Jacky SIMON, Inspecteur Général et médiateur de l’Éducation Nationale.

M. DUWOYE a ouvert la séance en précisant très fermement, avec une tension évidente, qu’il refusait que cette réunion aborde le fond, et qu’il n’y aurait pas d’enquête administrative.

Cependant il souhaitait nous faire part d’une « proposition faite par le ministère pour faire avancer » [1], et nous a remis copie d’une lettre de saisine du médiateur de l’Éducation Nationale (que vous pouvez lire en pièce jointe).

Le médiateur a alors indiqué qu’il n’avait pris connaissance du dossier la veille, qu’il ne débuterait ses travaux qu’à la condition expresse que les deux parties soient d’accord sur la personne choisie pour la médiation ; il a également insisté sur son « habitude de ne jamais dire le contraire de ce qu’il pense », et précisé qu’il « entendrait chacun de vous si vous le souhaitez, ensemble ou séparément, ainsi que M. VEUILLET, à condition qu’il cesse la grève de la faim à ce moment, afin qu’il ne soit pas affaibli dans son fonctionnement lors de cet entretien ». M. SIMON a également ajouté qu’il souhaitait aller très vite sur ce dossier, tout en y consacrant beaucoup de temps, et que ses travaux pourraient commencer dès le lundi suivant. À une question des syndicats, il a répondu qu’il pourrait éventuellement se déplacer sur les académies de Montpellier et Lyon, si le besoin s’en faisait sentir.

À une question de Roland VEUILLET, M. DUWOYE a répondu que les conclusions des travaux du médiateur seraient communiquées aux différentes parties, et à ce titre pourraient être publiées. Roland souhaitait également qu’un point régulier soit communiqué aux parties sur l’avancement des travaux, ce qui ne semblait pas rencontrer d’opposition.

A la fin de cet entretien, M. DUWOYE a demandé une réponse très rapide à cette proposition.

Pour la Commission répression anti-syndicale,
Laurence PENNEQUIN.


[1Les guillemets indiquent que les propos cités sont reproduits mot pour mot, selon les notes manuscrites que je prenais pendant l’audience.

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